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HUMAN REFLEX

Portraits engagés !

Les Blongios, la nature en chantiers !

Structure : association – création en 1992

Territoire d’action : Nord-Pas-de-Calais et PNR Cap et Marais d’Opale

Objet : organisation de chantiers nature bénévoles pour la gestion écologique des sites naturels

Rôles de Denis et Alain : salarié et bénévole

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Bénévole de l’association depuis 2000, j’en suis devenu professionnel en 2013, l’occasion pour moi d’allier passion et métier à travers l’éducation populaire. C’est par des actions concrètes, pratiques, que j’amène des populations à découvrir les enjeux de la préservation de l’environnement, elles qui en sont souvent éloignées. Par exemple des jeunes en insertion, issus d’un milieu urbain, qui ont un rapport éloigné à la nature. L’objectif est de pouvoir les déconnecter du tout béton ! Ça peut être l’occasion pour eux aussi de redéfinir leur projet professionnel ou de formation, car sur une journée d’actions, il y a toujours un avant et un après ! C’est une expérience qui leur permet de retrouver de la confiance en soi, qui leur montre qu’ils sont capables de faire des choses, et ça franchement, ça fait du bien. 

Denis

Un jour, il y a 15 ans environ, au parc naturel on m’a remis un flyer… J’ai réalisé une journée de bénévolat et me suis dit « C’est super ce qu’ils font ! » Depuis, j’y suis tous les week-ends, voire la semaine ! J’agis avec plaisir, car ça me paraît essentiel d’avoir ce lien fort avec la nature. Et puis c’est aussi le plaisir de retrouver des gens qui sont animés par des convictions et des valeurs que je partage. Il y a ce côté très pédagogique avec de gens passionnés qui regorgent de connaissances, qui savent expliquer les choses. Et puis il y a aussi cette convivialité : on travaille, mais pas n’importe comment. On discute, on s’écoute, on s’épaule si besoin. Et forcément, ça crée des liens forts. Je peux dire qu’ils sont devenus des amis, presque des camarades de combat !

Alain

SEL d'Opale

Structure : SEL d’Opale

Territoire d’action  : Wimereux / Côte d’Opale

Objet : mise en place d’échanges sans argent de biens et de services

Rôle d’Alexandra : SEListe

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Réaliser seule de gros travaux dans une maison ? C’est bien trop compliqué ! J’avais besoin d’être conseillée, je voulais apprendre dans la pratique, « faire avec ». Et c’est en cherchant un système d’échange que j’ai découvert un réseau énorme de gens qui pratiquent une certaine forme d’entraide. Entraide ne signifie pas juste donner, c’est le côté réciproque qui me plaît. Ça permet de gagner en confiance dans un fonctionnement vertueux. Ce que je fais naturellement, d’autres non, et c’est donc plus facile pour moi de donner : ça fait plaisir et c’est également un soulagement pour l’autre ! Selon moi, il est important que les gens soient biens dans ce qu’ils vivent. Nous ne sommes pas juste des spectateurs subissant une situation, nous pouvons être acteurs avec ce que nous portons au plus profond de nous-mêmes. Donner ou recevoir, nous en sommes tous capables à un moment ou à un autre, car l’être humain est un être d’échange ! 

Alexandra

Repair Cafés Côte d'Opale

Structure : association Ardhome

Territoire d’action : Côte d’Opale

Objet : aide à la réparation d’objets dans une démarche d’apprentissage collectif

Rôle d’Amandine : bénévole, future animatrice jeunesse

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C’est lors de portes ouvertes de mon lycée que j’ai connu le Repair Café. Je stocke toujours tout et n’aime pas gaspiller, alors forcément l’idée m’a plu ! Ça a commencé par la réparation de ma batterie, puis j’ai assisté à une inauguration et de fil en aiguille, j’ai finalement appris à souder grâce au Repair Café ! L’idée c’est d’apprendre à réparer dans un collectif, pas de déléguer à un Service Après-Vente. On est un peu comme une grande famille en fait : bonne entente, moments de partages, et surtout transmission du savoir-faire ! A l’origine bénévole et aujourd’hui en service civique, je continue à évoluer dans cette voie pour bientôt devenir animatrice jeunesse.

Amandine

Centre Social Eclaté

Structure : association

Territoire d’action : Saint-Martin Boulogne

Objet : partage des valeurs de solidarité, de responsabilité et de mieux vivre ensemble sur la commune (aide aux projets collectifs)

Rôle d’Aurélie : bénévole

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C’est ma mère qui m’a permis de rentrer dans l’association, elle en était la mascotte ! J’en ai avant tout été bénéficiaire, on a fait beaucoup de sorties. Et puis l’antenne s’est installée dans le quartier où j’habite, j’ai continué à m’investir, c’est du donnant-donnant. On essaye de faire en sorte qu’il y ait beaucoup d’échanges, ça permet à tout le monde d’être moins de côté, de discuter, de s’évader. On peut décompresser. Pour ma fille aussi, c’est un moyen de voir d’autres enfants ! Le plus dur c’est quand même d’aller vers les autres, donc notre action va dans le bon sens ! Sans nous, les habitants du quartier n’en seraient peut-être pas là, mais nous aussi sans eux ! 

Aurélie

Energie Citoyenne d'Opale

Structure : SAS – création en 2019

Territoire d’action : PNR Cap et Marais d’Opale

Objet : création d’une centrale solaire avec financements citoyens

Rôle de Bernard : citoyen investisseur, membre du conseil d’administration

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Je suis un opposant de longue date au nucléaire concernant la gestion des déchets notamment, et le coût de production. Vu la problématique des énergies fossiles, on ne peut qu’aller vers un engagement citoyen vers les énergies renouvelables. A titre personnel, je voulais installer du photovoltaïque sur ma toiture, mais mon environnement boisé et mon exposition n’auraient pas permis un rendement en auto-consommation. De nombreuses personnes sont dans cette situation, alors quand j’ai vu cette idée de centrale citoyenne, j’ai sauté sur l’occasion ! J’ai participé à la création de la société, je suis rentré au conseil d’administration, et j’ai investi pour ensuite rechercher d’autres citoyens partageant les mêmes valeurs. C’est une superbe opportunité pour l’émergence d’une production locale d’énergie ! 

Bernard

Creactif-Biosol, Les Jardins du Boulonnais

Structure : ACI, association de chantiers d’insertion 

Territoire d’action : boulonnais / Côte d’Opale

Objet : insertion solidaire par la culture et la transformation de légumes biologiques

Rôle de Carole : coordinatrice

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Avant, j’étais gérante de société. Pendant 20 ans dans la communication. Je vendais de la comm’, et si on peut dire, du vent ! A 50 ans, j’ai décidé de changer de vie ! On travaille tous ensemble maintenant ! C’est complètement différent de ma vie d’avant, il faut avoir beaucoup d’empathie pour les gens. Et c’est aussi un bien-être personnel, le fait de soutenir des personnes dans leur projet, d’aider les gens très éloignés du travail à trouver leur chemin de vie, à monter un dossier pour s’en sortir… C’est une autre philosophie.

Carole

Dans'on Sous la Pluie

Structure : association

Territoire d’action : boulonnais / Côte d’Opale

Objet : émergence du bien-être et du développement personnel par les sens et le rire

Rôle de Catherine : fondatrice et coach

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Un jour je me suis dit que je ne riais plus assez dans ma vie… Pourtant quels bienfaits ! On se sent tellement bien après un fou rire ! Et en pratiquant le théâtre, je me suis dit : comment aider les gens pour qu’ils soient plus heureux dans l’instant présent ? Par le fait de réapprendre à rire ! Au moins sourire… En créant mon association de bien-être et développement personnel, j’ai rencontré des gens positifs et beaucoup de soutiens. On se rend compte qu’on n’est pas seuls, et qu’être entourés c’est formidable. C’est cette dynamique d’optimisme que je retrouve dans le partage du rire, qu’il s’agisse de coaching de particuliers, de professionnels sur leur lieu de travail ou de publics isolés. Ça donne la niaque !

Catherine

Toerana Habitat

Structure : coopérative

Territoire d’action : Hauts-de-France

Objet : regroupement d’entrepreneurs du bâtiment, avec services et accompagnements vers la durabilité de leur activité

Rôle de Céline : comptable

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Je suis née professionnellement dans l’ESS ! J’ai toujours travaillé dans ce domaine. D’abord dans une première association de personnes en difficulté : demandeurs d’emploi et classes défavorisées qu’il fallait réinsérer professionnellement et socialement. Puis de rencontres en expériences, je me suis rendue compte qu’il y avait beaucoup de freins pour les créateurs d’entreprises dans le domaine du bâtiment, notamment cette fameuse garantie décennale. En créant Toerana, nous avons décidé de remédier à ce problème. Les entrepreneurs ne sont plus seuls ! Nous les accompagnons dans les champs de l’administratif, de la gestion, mais aussi dans le développement de pratiques plus durables, comme l’éco-construction ou l’éco-rénovation, via des partenariats et des échanges de bonnes pratiques ! 

Céline

Jokkoo Ak Saloum

Structure : association  – Création en 2007

Territoire d’action : Boulogne-sur-Mer et Sénégal

Objet : création de liens d’échange avec le Sénégal et notamment la région du Sine Saloum afin d’y appuyer le développement communautaire

Rôle de Francine : présidente du CDSI centre Ritimo

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Le sens de mon engagement, c’est l’Afrique ! Ce continent n’a pas besoin des apports extérieurs et peut se nourrir seul ! A travers l’association, et par un système de solidarité internationale avec le Sénégal, je m’efforce d’armer les populations locales face aux difficultés du quotidien. L’objectif est qu’elles puissent être en capacité de vivre dignement de leur travail, et notamment les femmes. C’est tout le sens d’une démarche pleinement ancrée dans l’économie sociale et solidaire. Le village de Kobongoye 1 est un territoire enclavé, très pauvre en réseaux routiers, en électricité et en eau… Notre action vise à les aider dans leur quête d’autonomie et d’émancipation. Par nos actions, ils ont pu développer leur réseau électrique sur l’espace public grâce à l’énergie solaire ! Mais mon action passe aussi par la France, et en particulier sur le boulonnais : valoriser la solidarité internationale, faire connaître les réalités de vie de ses personnes et surtout, faire du lien : quoi de plus enrichissant pour un jeune que de vivre en immersion pendant plusieurs semaines sur place ?

Francine

MALCO

Structure : association Maison des Apprentis du Littoral Côte d’Opale – Création en 2017

Territoire d’action : Côte d’Opale

Objet : création une communauté d’apprentis afin de promouvoir l’apprentissage – Accompagnement social des apprentis durant leur formation et leur parcours professionnel

Rôle de Giovanni : fondateur et président

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Après 5 ans d’expérience en lien avec les apprentis, je me suis rendu compte qu’ils ne bénéficiaient pas d’accompagnement spécifique ni de lieu dédié en sortie de formation. J’ai alors décidé de fonder une association pour m’attaquer aux problématiques du logement et de la mobilité qui existent surtout en post-formation. C’est frustrant de voir de telles situations de précarité, et je me suis dit qu’il fallait s’inspirer du modèle étudiant. Ne pas les laisser seuls, sécuriser leur parcours professionnel. Et ça passe par une communauté d’apprentis, pour faire du lien, être dans un collectif, se construire un réseau… Les apprentis d’aujourd’hui sont des acteurs et citoyens de demain ! L’idée c’est aussi de les sensibiliser à l’écologie, à la solidarité, et à l’entraide. J’essaye de leur transmettre les clés pour faire bouger les choses, parce qu’ils en ont le potentiel, et ils doivent en prendre conscience ! 

Giovanni

Pas-de-Calais Actif

Structure : GIP (groupement d’intérêt public) – création en 1995 – Antenne de Calais

Territoire d’action : Côte d’Opale

Objet : actions pour la création et la pérennisation d’emplois

Rôles de Hélène et Vanessa : chargée de mission DLA, chargée de mission ESS

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Je me sens pleinement dans une démarche ESS car il ne s’agit pas juste d’aider à la création d’emploi, c’est en fait une démarche globale ! Il s’agit de prendre en compte tous les vecteurs de la structure pour créer de manière responsable. On les incite à évoluer vers un engagement plus fort lié au développement durable par exemple, vers un développement local fort, un ancrage dans les territoires. On les pousse aussi à innover concernant les aspects sociaux de leur activité: il faut clairement qu’il y ait de l’utilité sociale ! C’est en fait très enrichissant personnellement d’être moteur d’une démarche ESS !

Hélène

Je rejoins Hélène, c’est motivant car au départ notre job consistait davantage en de l’analyse financière. Aujourd’hui, notre métier a évolué et notre action se développe plus largement, on touche à la gouvernance, à l’environnement. Les projets sont riches de diversité. On peut aider des structures de panneaux solaires, de chaudières bois, ou de commerces bios. On sent qu’il y a une forte volonté d’alimentation plus saine, d’impact direct sur nos qualités de vie. C’est une spirale positive car on apprend beaucoup de choses et ça peut nous servir personnellement au quotidien !

Vanessa

Aidadom

Structure : association – création en 2007

Territoire d’action : Côte d’Opale

Objet : aide et maintien à domicile pour les personnes handicapées, les personnages âgées et les enfants

Rôles d’Isabelle et de Laure : auxiliaire de vie, et assistante RH

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Ma motivation c’est d’aider les personnes a domicile. Déjà il y a ce contact humain, avec les personnes âgées. On les écoute, on les aide, on les réconforte, bref on dialogue, et on se sent utile en fait. On ressent qu’ils sont contents de nous voir quand on intervient. On fait un peu de la psychologie en quelque sorte ! Je retrouve beaucoup de plaisir à faire ce que je fais sur le terrain, je suis satisfaite de repartir de chez eux et de savoir qu’ils ont le sourire aussi. Avec le forum de l’ESS et l’ensemble des structures, on peut faire connaître toutes les démarches de solidarité !

Isabelle

Je ne suis pas là par hasard ! C’est un choix de travailler dans le milieu médico-social. Ce sentiment d’aider les gens est important, encore plus quand leur seul lien d’attache devient leur auxiliaire de vie. Avec Isabelle on se complète, car j’ai choisi le côté administratif qui est nécessaire, et pas le côté terrain qui n’était pas essentiel pour moi à titre personnel. On voit bien que tout le monde est là par volontariat et pas par obligation. On retrouve le côté social en chacun, quelque soit sont poste. C’est un travail d’équipe !

Laure

Maison de l'Etudiant

Structure : association

Territoire d’action : boulonnais / Côte d’Opale

Objet : offre de services et d’accompagnements pour les étudiants

Rôle de Jocelyne : bénévole

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L’ESS c’est un engagement ! Salariée pendant 18 ans dans l’association, je m’y suis beaucoup investie, et c’est toujours avec la même ambition que je continue aujourd’hui à aider les étudiants en tant que retraitée bénévole. J’ai la fibre sociale, et c’est un besoin de faire mon possible. Le développement de l’ESS ça été positif pour nous. D’année en année, notre impact a été plus important grâce à la collaboration entre différents acteurs de la solidarité. Aujourd’hui, les bénéficiaires sont plus nombreux, et nous avons doublé la superficie de l’épicerie solidaire, dans laquelle nous allons proposer des fruits et légumes, cultivés et récoltés par les étudiants eux-mêmes grâce au jardin participatif ! 

Jocelyne

Le bel envol

Structure : association – Groupe d’entraide mutuelle

Territoire d’action : Côte d’Opale (Berck-sur-Mer et Boulogne-sur-Mer)

Objet : accueil des malades psychiques stabilisés en vue de les réinsérer socialement et de rompre avec l’isolement

Rôles de Séverine, Joëlle et Ugo : coordinatrice, fondatrice, président

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On est clairement en dehors du soin ! Les personnes viennent rompre avec l’isolement. Elles ne viennent pas parler de leur maladie ou de leur traitement. C’est l’esprit associatif qui passe avant tout avec une ambiance, des liens de confiance, des valeurs, des savoir-faire (sport, culture, cuisine), des compétences professionnelles aussi : prendre soin de son image et retrouver une autonomie au quotidien.

Séverine

J’ai créé la structure après une longue hospitalisation de mon fils Ugo : 10 ans d’un parcours très difficile. L’idée était de se rassembler, animés par la même volonté de ne plus connaître ça, d’éviter ce genre de situations pour toutes et tous. Nous avons voulu créer un lieu où l’on se retrouve, où le bien-être est primordial et le lien entre chacun fondamental.

Joëlle

Cette association c’est une satisfaction ! L’idée de rétablissement est centrale, tout passe par là. Aujourd’hui c’est devenu mon activité professionnelle, je suis « médiateur de santé pair. » Je suis également président de l’association et j’ai vocation à me mettre au service d’une communauté. C’est très valorisant de mettre son savoir au service des autres ! On arrive à se transmettre des choses et le lien tissé avec les adhérents est fabuleux ! 

Ugo

Marelle et Ricochet

Structure : association – création en 2014

Territoire d’action : Boulogne-sur-Mer

Objet : renforcement du lien parents-enfants et accompagnement des personnes isolées

Rôles de Marion et Joséphine : animatrice, et service civique

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Personnellement, je veux montrer aux gens qu’on peut consommer sans surconsommer. Les bénévoles et adhérents ramènent des produits qu’ils préparent eux-mêmes, et notre espace bar ne contient que des produits issus de l’agriculture biologique ou du commerce local. On est une association super familiale et c’est ça qui fait que les gens s’y sentent bien. On a le temps de se poser avec les gens, d’être là pour eux. On fait vivre le quartier en fait. Et on permet aussi aux jeunes d’avoir une expérience dans le social, avec des services civiques mis en place tous les 6 mois. C’est une superbe opportunité pour donner des vocations, d’autant plus que dans ce métier, chaque jour est différent ! 

Marion

Comme l’a dit Marion, le service civique qui est mis en place par l’association est un super moyen pour découvrir quelque chose de positif. En tant que jeune, je suis contente d’en faire partie et de pouvoir aider des gens qui en ont besoin. J’adore l’idée de pouvoir être avec les parents et les enfants en même temps, c’est une relation qui m’intéresse vraiment. Par la suite je veux être puéricultrice, donc c’est une grosse expérience en plus ! 

Joséphine

CDSI Centre Ritimo

Structure : Association – Centre de ressources et d’animation pour le développement et la solidarité internationale

Territoire d’action : Côte d’Opale, Sénégal et Tunisie

Objet : éducation populaire à la citoyenneté et à la solidarité internationale

Rôle de Juliette : chargée de mission

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Ce qui me porte, c’est ma croyance en l’éducation ! C’est quelque chose d’absolument prioritaire pour faire bouger les choses dans la société. En tant qu’acteurs de l’ESS, il est important que l’on soit dans les écoles pour informer et sensibiliser, pour apporter un discours différent de celui dans lequel les jeunes sont baignés. Il faut avancer face aux préjugés ! Comprendre les enjeux du monde, je pense que ça passe également par le terrain, et je crois vraiment que « les voyages forment la jeunesse ». Mon mot d’ordre est le suivant : tous les jeunes peuvent partir ! Qu’ils soient issus d’un quartier populaire, en difficulté ou non, nous les accompagnons pour qu’ils puissent s’ouvrir à la solidarité et à la citoyenneté.

Juliette

Roulotte multi-sensorielle

Structure : association – Les Sens du Soin

Territoire d’action : Côte d’Opale et roulotte itinérante

Objet : apport de soins thérapeutiques fondés sur les sens, à destination des personnes en situation de handicap

Rôle de Laurence : fondatrice et soignante

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J’ai travaillé 20 ans en tant que volontaire en Inde. J’y étais infirmière. En 2001, j’ai créé un centre pour poly handicapés, qui est aujourd’hui devenu autonome là-bas. Je suis donc revenue en France pour créer mon activité, et aider les personnes en situation de handicap à s’appuyer sur les sens pour communiquer et s’ouvrir au monde. Je suis dans le soin, et j’adore ça. Dans toute mon expérience de vie j’ai été amenée à faire du soin, et je ne conçois pas de vivre autrement. Quand on est dans le soin, c’est qu’on aime les autres, tout simplement ! 

Laurence

Tous Parrains

Structure : association 

Territoire d’action : Côte d’Opale (de Berck-sur-Mer jusque Calais)

Objet : accompagnement vers l’insertion professionnelle de personnes éloignées de l’emploi

Rôle de Salomé : conseillère en insertion professionnelle

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D’une manière générale, il me tient à cœur d’accompagner les personnes quand elles sont en difficulté. Dans le monde de l’emploi, c’est très difficile moralement ! Avec des profils au parcours chaotique, qui subissent parfois une discrimination dans leur propre milieu familial, on doit toujours tirer vers le positif (je pense aux femmes, aux anciens prisonniers, aux seniors, aux bénéficiaires du RSA…). Ce qui me motive, c’est de dédramatiser la recherche d’emploi par la sophrologie par exemple, d’accompagner avec le sourire sur la confiance en soi, d’aborder la socio-esthétique avec toujours un objectif : valoriser les gens. C’est comme ça que je vis mon rôle d’intermédiaire entre le parrain (chef d’entreprise, cadre ou bénévole retraité) et la personne demandeuse.

Salomé

Zero Waste France

Structure : associaton 

Territoire d’action : antenne de Boulogne-sur-Mer (Côte d’Opale)

Objet : incitation à une consommation responsable en amont, en vue d’éviter de générer du déchet

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Mon but est de convaincre un maximum de monde à changer une petite habitude, ne serait-ce que de temps en temps, et de faire boule de neige auprès des citoyens. C’est ça qui me motive. A mon échelle, je fais attention depuis quelques années, mais je suis loin d’être parfait ! L’idée c’est de transmettre ce que j’ai pu moi-même appliquer, ce que je maîtrise. Il s’agit surtout d’accompagner au changement, qui reste un acte délicat. Chacun son rythme en fonction de sa situation ! Il faut se dire « Je bloque sur ça… mais sur ça je peux agir, donc je le fais ! Une fois que ce changement est devenu un réflexe, je peux m’attaquer à un autre déchet… » Dans tous les cas, il faut montrer le positif pour donner envie aux gens ! 

Siegfried

Communauté d'Agglomération du Boulonnais

Structure : EPCI (établissement public de coopération intercommunale)

Territoire d’action : communes de la CAB

Objet : accompagnement des porteurs de projets et des acteurs de l’ESS

Rôle de Sophie : chargée de mission ESS

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Assistante sociale de formation, j’ai exercé ce métier pendant 5 ans avec l’impression de ne pas m’y retrouver. Être focalisé sur la demande d’aides financières me paraissait n’être qu’une goutte d’eau dans une logique d’accompagnement. Une expérience en épicerie sociale m’a ouvert à plus de mixité dans l’exercice de mon activité, en découvrant que ce genre de structure prenait place dans le champ plus large de l’ESS. C’est ce qui m’anime à la CAB depuis 2008 car le mois de l’ESS est un événement fédérateur, co-construit avec l’ensemble des acteurs, pour créer des partenariats durables. Pour moi, la valorisation de la personne doit être au cœur d’un accompagnement pluriel pour rompre avec une logique d’isolement.. Je pense souvent à ce proverbe africain pour illustrer mon parcours et ma vision de la solidarité : « Si j’ai faim, plutôt que de me donner un poisson, apprends-moi à pêcher ! »

Sophie

Nature Libre

Structure : association 

Territoire d’action : Boulogne-sur-Mer – Côte d’Opale

Objet : propositions et mises en place de journées d’actions citoyennes (nettoyages de plage)

Rôle de Xavier : président

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Il y a une urgence écologique ! Et je pense que la révolution en ce sens est déjà en cours. Bien sûr on ne va pas sauver le monde avec 12 nettoyages de plage par an… Mais le plus important c’est le message véhiculé : le vivre ensemble, la vie en société. C’est un message politique dans le bon sens du terme. Par la pédagogie proposée aux plus jeunes, par les liens qui naissent dans nos actions de nettoyage, on crée du collectif et une manière d’agir ensemble. C’est déjà faire face aux échéances catastrophiques de demain, même s’il ne faut pas se laisser emporter par la tristesse ! Il faut rester positif, et pour ça on se doit de faire notre propre révolution personnelle face à ces bouleversements. Je vois deux solutions : soit on s’enferme dans un bunker, soit on se donne la main. J’ai clairement choisi la deuxième ! 

Xavier

Ça match au wedding basket !

chaperon rouge la plume etincelle human reflex

Alysson et Jérémy ont entamé une nouvelle étape de leur vie commune depuis le 22 Juin 2019. Ils se sont dit « oui » (comme beaucoup on l’espère), et sont désormais unis, liés, embrassés, dévorés par les « liens sacrés du mariage » ! Ils sont jeunes, beaux, dynamiques, débordants de fraîcheur et d’humour, toujours prêts à déconner avec à l’esprit ce petit côté décalé ! 🤪 Leur volonté ? Que leur mariage leur ressemble, dans ce qu’ils sont, dans ce qu’ils aiment, dans ce qui les définit en tant qu’être humain. Nécessairement, les photos doivent traduire ce souhait…

C’est là où, au-delà du simple clic auquel peut être parfois réduit le travail de photographe, le processus de création commence. Il faut en réalité étudier les lieux en amont, appréhender les possibilités, se projeter, imaginer des situations et des tableaux intéressants. Il faut écouter les futurs mariés, les comprendre, cerner leurs attentes toujours singulières, et découvrir leur personnalité pour les accompagner au plus juste. Ensuite, on mélange tout. On touille, on touille, on touille et on laisse libre court à son imagination pour proposer des originalités… En accord avec les protagonistes bien sur, on valide… et on se lance ! 💪

Pour cette union à Armentières, le city-stade bordant la salle du vin d’honneur était idéal ! Quoi de mieux sous un beau soleil que de siffler le coup d’envoi d’un match de basket… en tallons ! 😁 Joker pour la mariée… il n’était pas conseillé de se fouler la cheville en ce jour si particulier 😅. Témoins et proches s’attendaient à un shooting classique, où l’on pose, où l’on regarde l’objectif ne sachant trop comment se positionner, ni comment retenir les larmes qui montent à force de ne pas cligner… Que nenni ! Ils ont été surpris mais les mariés avaient été briefés : déchargez-vous de tout stress photographique, l’idée est de s’amuser ! Mise en scène et situations en tête, c’était l’heure de tirer à match réel : pendant cette situation complètement décalée, les invités s’amusent, les rires résonnent… et les curieux observent : qui de l’équipe d’Alysson ou de Jérémy remportera le match ?! Seuls les joueurs sur place pourront témoigner du verdict final… 🧐

Un grand merci aux proches pour leur participation si spontanée à ce « wedding basket ». En tant que photographe, c’était un réel plaisir d’assister à une situation où chacun trouve sa place si naturellement. Et ça se ressent forcément sur les clichés : les photos sont vivantes, décalées, pleines de joie de vivre et d’humanité. Ces situations où l’on oublie l’appareil photo font ressortir les personnalités, les sourires, les complicités, bref… l’amitié et la fraternité. N’est-ce pas là ce que tout le monde souhaite le Jour J ? Être entourés des gens aimés, et partager avec eux des moments qui resteront gravés ?

Il me semble en fait qu’être photographe, ce n’est pas seulement être spectateur d’une scène qui nous est étrangère. C’est proposer, animer, rassembler les gens, amener de l’humour et de la bonne humeur… C’est être moteur des moments de vie que l’on a impulsés et, au-delà encore, faire ressortir toute l’humanité que nous n’avons que trop peu l’occasion d’exprimer. Quelle plus belle récompense dans ce métier que d’avoir pu créer un double souvenir ? Celui d’un moment de plaisir vécu et unique d’une part, et d’autre part celui de pouvoir se le remémorer en images quand bon vous semble…

Découvrez d’autres photos du mariage en question et plus encore sur ma page Facebook 😊

👩❤️👨 Félicitations Alysson et Jérémy ! 😍 🥳 😍

Silence, visite au sanatorium…

chaperon rouge la plume etincelle human reflex

Peut-on s’imaginer que le lieu qu’on occupe quotidiennement, dans lequel on vit, dans lequel on travaille, dans lequel on pleure, on rit ; que ce lieu qui grave en nous des souvenirs si chers à nos vies, un jour disparaisse… Un certain nombre de constructions humaines retournent à la poussière et emportent avec elles leur Histoire, leurs milliers d’histoires personnelles. Des châteaux, des manoirs, des théâtres, des gares, des bâtiments industriels : peut-on raser purement et simplement des architectures qui ont tant de cachet, qui ont demandé tant de travail et de savoir-faire ? Il s’agit d’un patrimoine qui ne demande qu’à être valorisé, mais faute d’acheteurs, de moyens financiers ou de volontés politiques, ces lieux sont laissés à l’abandon…

L’exploration de ces lieux laissés à la merci des éléments, c’est pour moi une tentative de renaissance par l’image : partager leur histoire, transmettre une ambiance, donner à s’imaginer la vie qui grouillait aux fenêtres, sur les terrasses ou dans les couloirs… C’est bien souvent une atmosphère un peu inquiétante qui y règne, car tout est cassé ou presque. Les bois sont pourris, les planchers s’écroulent, les vitres sont cassées et le verre jonche le sol. La nature, dont on se protège par des murs et des toits, s’introduit de manière subtile, parfois délicate avec une brindille qui pointe entre deux planches, parfois de manière plus radicale avec un arbre qui année après année a fini par pousser les murs et à entrer par effraction.

L’effraction, c’est aussi ce que nous faisons en explorant ces lieux. Bien souvent propriétés privées, ces bâtisses sont interdites au public. Qu’importe, nous nous positionnons en messagers du temps qui passe, et en toute conscience, dans une approche de respect total des lieux : pas de tags, pas de déchets en tout genre, pas de déplacement d’objets ou de meubles, pas de cigarettes, pas de casse, pas de cris, de courses, de ballons, de jeux de plage, d’instruments de musique, ni de barbecue, toujours pas de cigarettes, ni de scooter ou pire de scooter de mers, ni même de saut à l’élastique et encore moins de parapente ! 😱 😱 🤪

⚠ ⚠ Notre passage ne doit laisser aucun stigmate dans un lieu déjà bien abîmé par des gens peu scrupuleux. ⚠ ⚠

Après avoir traversé une petite partie de forêt, nous découvrons une première partie du Sanatorium (photo n°1). C’est une belle bâtisse, qui dégage une certaine classe, et qui semble plutôt bien conservée. Nous découvrons l’entièreté du bâtiment depuis ce qui semble être le jardin (photo n°2), dans lequel les patients devaient pouvoir se promener. On ne peut retirer à ce lieu un environnement qui semble propice à l’apaisement, même si derrière une porte de chambre, à n’en point douter, l’ambiance devait être plutôt celle de l’angoisse… Après avoir fait le tour du premier bâtiment, nous décidons de nous y introduire par une ouverture existante. Le rez-de-chaussée étant complètement muré, nous sommes dans le noir complet. Je ne vous parle pas du sous-sol qui lui aussi fait froid dans le dos, peut-être justement parce qu’il n’y a rien, et peu, voire aucune trace de visites… Il faudra monter au premier étage pour que la lumière du jour nous éclaire sur la nature des lieux (photos n°3 et n°4). C’est aussi à cette occasion que nous découvrons la terrasse et la très belle vue sur l’aile gauche par laquelle nous étions arrivés (photo n°5). Nous finissons par grimper au dernier étage à l’extrémité de l’aile droite, où le plancher en bois laisse apparaître des trous, et où les gesticulations d’une famille de pigeons cristallisera notre unique rencontre avec des être vivants. 😅 C’est finalement un bâtiment très pauvre en mobilier que nous avons parcouru, dont une partie se trouve à l’extérieur… (photo n° 6). Peut-être dans son frère de pierres les traces d’une vie passée y sont plus présentes (photo n°7), mais le ciel se couvre et de la route nous attend… A bientôt Nestor ! A moins que d’ici là on t’ait refait une beauté…