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HUMAN REFLEX

Ça match au wedding basket !

chaperon rouge la plume etincelle human reflex

Alysson et Jérémy ont entamé une nouvelle étape de leur vie commune depuis le 22 Juin 2019. Ils se sont dit « oui » (comme beaucoup on l’espère), et sont désormais unis, liés, embrassés, dévorés par les « liens sacrés du mariage » ! Ils sont jeunes, beaux, dynamiques, débordants de fraîcheur et d’humour, toujours prêts à déconner avec à l’esprit ce petit côté décalé ! 🤪 Leur volonté ? Que leur mariage leur ressemble, dans ce qu’ils sont, dans ce qu’ils aiment, dans ce qui les définit en tant qu’être humain. Nécessairement, les photos doivent traduire ce souhait…

C’est là où, au-delà du simple clic auquel peut être parfois réduit le travail de photographe, le processus de création commence. Il faut en réalité étudier les lieux en amont, appréhender les possibilités, se projeter, imaginer des situations et des tableaux intéressants. Il faut écouter les futurs mariés, les comprendre, cerner leurs attentes toujours singulières, et découvrir leur personnalité pour les accompagner au plus juste. Ensuite, on mélange tout. On touille, on touille, on touille et on laisse libre court à son imagination pour proposer des originalités… En accord avec les protagonistes bien sur, on valide… et on se lance ! 💪

Pour cette union à Armentières, le city-stade bordant la salle du vin d’honneur était idéal ! Quoi de mieux sous un beau soleil que de siffler le coup d’envoi d’un match de basket… en tallons ! 😁 Joker pour la mariée… il n’était pas conseillé de se fouler la cheville en ce jour si particulier 😅. Témoins et proches s’attendaient à un shooting classique, où l’on pose, où l’on regarde l’objectif ne sachant trop comment se positionner, ni comment retenir les larmes qui montent à force de ne pas cligner… Que nenni ! Ils ont été surpris mais les mariés avaient été briefés : déchargez-vous de tout stress photographique, l’idée est de s’amuser ! Mise en scène et situations en tête, c’était l’heure de tirer à match réel : pendant cette situation complètement décalée, les invités s’amusent, les rires résonnent… et les curieux observent : qui de l’équipe d’Alysson ou de Jérémy remportera le match ?! Seuls les joueurs sur place pourront témoigner du verdict final… 🧐

Un grand merci aux proches pour leur participation si spontanée à ce « wedding basket ». En tant que photographe, c’était un réel plaisir d’assister à une situation où chacun trouve sa place si naturellement. Et ça se ressent forcément sur les clichés : les photos sont vivantes, décalées, pleines de joie de vivre et d’humanité. Ces situations où l’on oublie l’appareil photo font ressortir les personnalités, les sourires, les complicités, bref… l’amitié et la fraternité. N’est-ce pas là ce que tout le monde souhaite le Jour J ? Être entourés des gens aimés, et partager avec eux des moments qui resteront gravés ?

Il me semble en fait qu’être photographe, ce n’est pas seulement être spectateur d’une scène qui nous est étrangère. C’est proposer, animer, rassembler les gens, amener de l’humour et de la bonne humeur… C’est être moteur des moments de vie que l’on a impulsés et, au-delà encore, faire ressortir toute l’humanité que nous n’avons que trop peu l’occasion d’exprimer. Quelle plus belle récompense dans ce métier que d’avoir pu créer un double souvenir ? Celui d’un moment de plaisir vécu et unique d’une part, et d’autre part celui de pouvoir se le remémorer en images quand bon vous semble…

Découvrez d’autres photos du mariage en question et plus encore sur ma page Facebook 😊

👩❤️👨 Félicitations Alysson et Jérémy ! 😍 🥳 😍

Silence, visite au sanatorium…

chaperon rouge la plume etincelle human reflex

Peut-on s’imaginer que le lieu qu’on occupe quotidiennement, dans lequel on vit, dans lequel on travaille, dans lequel on pleure, on rit ; que ce lieu qui grave en nous des souvenirs si chers à nos vies, un jour disparaisse… Un certain nombre de constructions humaines retournent à la poussière et emportent avec elles leur Histoire, leurs milliers d’histoires personnelles. Des châteaux, des manoirs, des théâtres, des gares, des bâtiments industriels : peut-on raser purement et simplement des architectures qui ont tant de cachet, qui ont demandé tant de travail et de savoir-faire ? Il s’agit d’un patrimoine qui ne demande qu’à être valorisé, mais faute d’acheteurs, de moyens financiers ou de volontés politiques, ces lieux sont laissés à l’abandon…

L’exploration de ces lieux laissés à la merci des éléments, c’est pour moi une tentative de renaissance par l’image : partager leur histoire, transmettre une ambiance, donner à s’imaginer la vie qui grouillait aux fenêtres, sur les terrasses ou dans les couloirs… C’est bien souvent une atmosphère un peu inquiétante qui y règne, car tout est cassé ou presque. Les bois sont pourris, les planchers s’écroulent, les vitres sont cassées et le verre jonche le sol. La nature, dont on se protège par des murs et des toits, s’introduit de manière subtile, parfois délicate avec une brindille qui pointe entre deux planches, parfois de manière plus radicale avec un arbre qui année après année a fini par pousser les murs et à entrer par effraction.

L’effraction, c’est aussi ce que nous faisons en explorant ces lieux. Bien souvent propriétés privées, ces bâtisses sont interdites au public. Qu’importe, nous nous positionnons en messagers du temps qui passe, et en toute conscience, dans une approche de respect total des lieux : pas de tags, pas de déchets en tout genre, pas de déplacement d’objets ou de meubles, pas de cigarettes, pas de casse, pas de cris, de courses, de ballons, de jeux de plage, d’instruments de musique, ni de barbecue, toujours pas de cigarettes, ni de scooter ou pire de scooter de mers, ni même de saut à l’élastique et encore moins de parapente ! 😱 😱 🤪

⚠ ⚠ Notre passage ne doit laisser aucun stigmate dans un lieu déjà bien abîmé par des gens peu scrupuleux. ⚠ ⚠

Après avoir traversé une petite partie de forêt, nous découvrons une première partie du Sanatorium (photo n°1). C’est une belle bâtisse, qui dégage une certaine classe, et qui semble plutôt bien conservée. Nous découvrons l’entièreté du bâtiment depuis ce qui semble être le jardin (photo n°2), dans lequel les patients devaient pouvoir se promener. On ne peut retirer à ce lieu un environnement qui semble propice à l’apaisement, même si derrière une porte de chambre, à n’en point douter, l’ambiance devait être plutôt celle de l’angoisse… Après avoir fait le tour du premier bâtiment, nous décidons de nous y introduire par une ouverture existante. Le rez-de-chaussée étant complètement muré, nous sommes dans le noir complet. Je ne vous parle pas du sous-sol qui lui aussi fait froid dans le dos, peut-être justement parce qu’il n’y a rien, et peu, voire aucune trace de visites… Il faudra monter au premier étage pour que la lumière du jour nous éclaire sur la nature des lieux (photos n°3 et n°4). C’est aussi à cette occasion que nous découvrons la terrasse et la très belle vue sur l’aile gauche par laquelle nous étions arrivés (photo n°5). Nous finissons par grimper au dernier étage à l’extrémité de l’aile droite, où le plancher en bois laisse apparaître des trous, et où les gesticulations d’une famille de pigeons cristallisera notre unique rencontre avec des être vivants. 😅 C’est finalement un bâtiment très pauvre en mobilier que nous avons parcouru, dont une partie se trouve à l’extérieur… (photo n° 6). Peut-être dans son frère de pierres les traces d’une vie passée y sont plus présentes (photo n°7), mais le ciel se couvre et de la route nous attend… A bientôt Nestor ! A moins que d’ici là on t’ait refait une beauté…

En flagrant mouvement

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Improdanse by Alicia Rota Bulo organisait le dimanche 17 Mars 2019 les 16e rencontres de la danse à Pont-sur-Sambre. Que de monde ! Venu(e)s des Hauts-de-France, de Belgique, des Ardennes et d’ailleurs, plus de 300 danseuses et danseurs ont sublimé leur art devant un jury de prestige, avec la présence notamment de Skorpion Dancer, révélé au grand public en 2009 par La France a un Incroyable Talent.

300 artistes qui donnent tout sur 7h d’événement = 3 000 photos ! L’intérêt visuel était très intense tant les solos, les duos et les groupes ne se ressemblaient pas. Chacun a su laisser sa patte et dévoiler un style propre, avec de l’originalité jusqu’au bout des pieds. Quoi de plus symbolique que d’intégrer dans une chorégraphie le charmeur de serpent face à Skorpion ?! 😄

La qualité était clairement au rendez-vous et pour un photographe, c’était une très belle source d’images, pour qui le travail consiste précisément à saisir le côté éphémère. Transmettre une intention par l’art du mouvement ne prend sens parfois que dans une micro seconde qu’il faut savoir saisir. Particulièrement pour les sauts, l’anticipation est nécessaire pour immortaliser un mouvement abouti, précis, et maîtrisé. Sommes-nous dans une séquence au sol ? L’artiste est-il en train de prendre son élan ? A-t-il suffisamment d’espace devant lui ? Autant de questions à se poser, sans oublier un point essentiel : se laisser guider à travers l’objectif. Car “sentir” la chorégraphie permet aussi de comprendre l’intention de l’artiste pour une meilleure prise de vue.

Enfin, maîtriser la lumière en toutes circonstances est un travail fondamental en tant que photographe. Figer le mouvement c’est valoriser des détails, tels que des pointes de pied, un regard soutenu, une main tendue… Le mouvement doit être net, et pour ça la photo doit être prise rapidement. On parle alors de centièmes de secondes !! 😲 Plus la prise est rapide, moins l’objectif laisse entrer de lumière. Danse lente ou rapide, il faut alors s’adapter et comme toujours, jongler avec les compromis pour un résultat au plus près de ce que l’on recherche ! 🧐

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